Je ne sais pas rester en vacances sans rien faire.

C’est les vacances! Enfin… Officiellement. Parce officieusement dans ma tête, je ne suis jamais vraiment en vacances.

Alors je me suis dit que c’était peut-être justement le bon moment pour faire quelque chose que j’avais en tête depuis un moment : créer un blog et partager avec vous un peu de mon univers.

Mais attention, je ne me lance pas comme ça, sans avoir réfléchi un peu à ce que je pouvais bien vous proposer. J’avais une seule envie, comme dans tout ce que j’entreprends: ne pas vouloir faire comme tout le monde.

Et surtout, je ne veux pas m’inventer une vie; Je suis comme je suis àprès tout!

J’aime aller loin dans les réflexions, regrouper plusieurs idées, faire des liens entre des domaines qui n’ont parfois absolument rien à voir et, au bout du compte, essayer de synthétiser tout cela en une idée.

C’est un peu comme ça que ce blog est né, ou plutôt… ce que j’espère sera un jour un magazine.

Pourquoi un blog quand on peut créer un magazine?

Je voulais quelque chose de différent, pas simplement une succession d’articles publiés au hasard, les uns après les autres. J’avais envie de créer une sorte de rendez-vous:

Édition 001
Édition 002
Édition 003

Et pourquoi pas, de temps en temps, des éditions spéciales ? À Noël, pour les anniversaires de Concept & Partner et d’Instant Primitif par exemple ou bien une édition consacrée à un de nos projets, à une matière, etc.

L’idée est finalement assez simple : construire quelque chose qui ressemble davantage à un magazine qu’à un blog traditionnel.

Et puisque je défends une manière plus responsable de consommer, cela me semblait aussi logique de ne pas vous envoyer un email chaque semaine simplement pour vous rappeler que j’existe. Je ne vais pas vous inonder de mails, loin de là. Je n’aurai pas le temps de tout façon et puis ce n’est pas bon d’un point de vue environnemental. 

Entre nous, je vous avoue même quelque chose : je ne lis jamais tout ce que je reçois. Alors pourquoi reproduire exactement ce que je ne fais pas ?

Il faut parfois accepter de réinventer les habitudes. C’est exactement ce que j’essaie de faire ici. Au fil des saisons, je vous proposerai quelques rendez-vous avec un petit concentré de tous les points fort des éditions publiées sous format « Magazine ».

Avant de parler d’habitat, parlons de moi

Quoi de mieux pour commencer que de me présenter ?

Moi, c’est François Architecte d’intérieur éco-responsable à Monaco. J’ai créé Concept & Partner en avril 2018 et, depuis, je n’ai finalement jamais cessé de faire évoluer cet univers.

Concrètement, j’accompagne mes clients dans leurs projets de rénovation et de construction, comme peut le faire un architecte d’intérieur traditionnel mais avec une spécialisation qui est devenue, au fil des années, une véritable ligne directrice :

les matériaux éco-responsables, la qualité des espaces intérieurs et une manière différente de concevoir l’habitat.

Aujourd’hui, je parle d’architecture d’intérieur éco-responsable, d’habitat sain, d‘environnement, de matériaux, de chantier sec, de conception bioclimatique.

Mais pour comprendre comment j’en suis arrivé là aujourd’hui, il faut probablement remonter un peu plus loin, bien avant Concept & Partner.

Avant l’architecte, il y avait un enfant curieux

Mes parents travaillaient dans la promotion immobilière, à titre privé. Ils achetaient des terrains, imaginaient un projet, construisaient, revendaient quelques années plus tard puis ils recommençaient.

J’ai donc grandi dans les travaux, dans les projets dans les plans dans les rendez-vous dans l’architecture, finalement, sans vraiment savoir que cela allait devenir mon métier.

J’étais extrêmement – je le suis toujours d’ailleurs… Curieux.

J’ai toujours voulu comprendre les choses, même complexes et suivre mon père était pour moi une opportunité immense.

Alors j’écoutais, je regardais et je participais même à des rendez-vous avec ses avocats, les notaires, les architectes, les chefs d’entreprise du BTP. J’ai assisté à de nombreuses réunions de chantier également. Mon dieu que le temps semblait long au début. 

Comme j’étais curieux et que j’avais, à mes yeux, tout le temps du monde, je regardais travailler les entreprises. J’essayais de comprendre comment ils faisaient, pourquoi cette étape venait avant celle-ci, pourquoi ce matériel était utilisée plutôt qu’une autre… Et lorsque je ne comprenais pas, je posais des questions.

Parfois, pour m’occuper, je tentais même de deviner à l’avance ce que l’ouvrier / artisant allait faire. J’aimais bien ce jeu…

Regarder, comprendre, essayer

À force d’observer, j’ai fini par avoir envie de faire parce qu’à un moment donné, regarder les autres travailler ne me suffisait plus.

Je devais essayer par moi-même, ce n’était plus drôle et entre nous, je ne vous cache pas que j’en avais un peu marre de simplement regarder. Il me fallait de l’action.

Alors je me souviens d’un Noël où j’ai demandé à ma grand-mère — enfin, en réalité, à la grand-mère de ma femme, Marie-Amélie — quelque chose qui l’a, je crois, un peu laissée perplexe : des couteaux à enduire comme cadeau de Noël.

J’étais, pour ma part, absolument ravi. Pourquoi ?

Parce que je savais que j’avais à ma disposition un chantier sur lequel je pouvais m’exercer gratuitement.

Mes premiers « outils professionnels »

J’ai donc commencé, recommencé puis à comprendre ce qui fonctionnait bien et surtout ce qui, selon moi, fonctionnait moins bien. Mon raisonnement était finalement assez simple :

« Je garde le bon des entreprises et j’essaie d’améliorer le reste. »

En multipliant les expériences chantier et les corps de métier, j’ai progressivement appris énormément de choses: la maçonnerie, la peinture, le carrelage, le bois, la plomberie Et beaucoup d’autres choses.

Je ne prétends évidemment pas tout savoir, on apprend toute sa vie, mais j’ai rapidement acquis une vision très concrète du chantier et de ce que représente réellement un projet lorsqu’on passe du dessin à la réalité. J’ai d’ailleurs pendant quelques temps également eut une entreprise de bâtiment.

Il y a cependant un domaine qui m’a longtemps résisté : l’électricité. Je ne sais pas vraiment pourquoi peut-être parce que j’en avais peur et que je n’avais pas pu m’exercer en vrai. Les normes en vigueur, les techniques, les risques… tout me paraissait plus délicat. Et puis, comme souvent chez moi, lorsque quelque chose me résiste, j’ai envie de comprendre.

Apprendre en faisant

Avec le temps, cette manière d’apprendre est devenue une véritable façon de travailler. Je ne voulais pas simplement connaître la théorie. Je voulais comprendre ce qui se passait réellement sur un chantier. Ce que représente une journée de travail pour une entreprise. Ce qu’implique une mauvaise préparation. Ce que coûte une erreur. Ce qui fonctionne réellement. Ce qui paraît simple sur un plan mais devient beaucoup plus compliqué une fois sur place. Et surtout, je voulais comprendre l’ensemble du projet. Pas uniquement mon métier.C’est probablement ce qui explique aujourd’hui ma manière de travailler.

Je peux concevoir un projet, réfléchir aux matériaux, anticiper les contraintes, échanger avec les différents intervenants et comprendre ce qui se passe lorsque le projet quitte le papier pour devenir un espace réel.

De Concept & Partner à Instant Primitif

Et puis il y a eu Instant Primitif.

Le 8 décembre 2025, nous avons ouvert à Monaco un showroom et concept store consacré à un univers éco-responsable, entre matériaux, décoration, objets et art de vivre.

Mais l’histoire de ce lieu avait commencé bien avant son ouverture. Le projet aura duré près de deux ans. Achat du fonds de commerce, dossier permis de construire, conception, travaux choix des matériaux, réalisation, suivi administratif, etc. Et finalement, obtention du recollement. Deux ans, cela peut sembler long mais attention… Et je pense que vous me voyez venir.

J’ai fait tout cela quasiment seul. Et même l’électricité. Oui, oui, même l’électricité.

Je ne vais pas rentrer ici dans les détails du projet. Il mériterait largement une édition à lui tout seul parce que cette aventure a été bien plus qu’un projet professionnel: C’était une véritable expérience de vie. Elle m’a permis de faire quelque chose que je considère comme essentiel : mettre en pratique tout ce que j’avais appris.

Une carte de visite grandeur nature

Je suis particulièrement satisfait de ce que j’ai réalisé avec Instant Primitif.

Pas dans le sens : « Regardez ce que j’ai fait tout seul. » Ce n’est absolument pas l’objectif. Mais plutôt parce que ce projet représentait pour moi une forme de démonstration. Je savais que j’en étais capable mais je voulais le montrer à Monaco, à mes clients et à moi-même aussi.

Comme je le dis souvent lorsque je parle de ce projet : « Instant Primitif est ma carte de visite ». Pas une carte de visite au sens commercial du terme mais plutôt en terme de preuve concrète de ma manière de travailler.

À travers ce projet, je voulais aussi comprendre quelque chose de très concret : combien coûte réellement un projet à Monaco? De A à Z parce que pour vous accompagner correctement dans votre projet, je pense qu’il faut l’avoir expérimenté par soit même avant.  

Alors, finalement, qu’est-ce que je fais ?

Aujourd’hui, je me définis comme architecte d’intérieur éco-responsable et si je devais être totalement honnête, je crois que je suis aussi une sorte de chef d’entreprise du BTP qui n’exerce plus mais… avec une particularité assez amusante : toute l’équipe porte le même prénom.

François le plombier, François l’électricien, François le peintre, François le carreleur, François le maçon, François le menuisier.

Et j’en passe. Il faut bien rire un peu! Non?

Mais derrière cette plaisanterie, il y a quelque chose de très sérieux. J’ai appris des métiers qui interviennent dans un projet et c’est cette vision globale que je souhaite aujourd’hui mettre au service de mes clients. Ce que j’appel la maitrise technique. 

Alors, je ne prétends pas avoir toutes les compétences, personne ne les a, mais je connais les miennes et grâce à cet édito, maintenant vous aussi. 

Pas de code. Enfin… si! Le mien.

Je n’ai pas vraiment de code. Ou plutôt si: J’ai le mien!

Je n’ai pas de limite particulière parce que je m’en fixe assez peu. Je préfère essayer, comprendre, tester, me tromper, recommencer que ne rien faire.

C’est probablement cette manière de fonctionner qui explique une grande partie de mon parcours.

Je n’ai jamais vraiment cherché à rentrer dans une case. Architecte d’intérieur ? Oui. Mais pas uniquement. Entrepreneur ? Aussi. Mais pas uniquement. Passionné? Évidemment. Chef de chantier? Par moments. Curieux? Tout le temps. Et finalement, peut-être que la meilleure définition de ce que je suis est beaucoup plus simple: J’aime comprendre comment les choses fonctionnent  et lorsque je comprends quelque chose, j’aime le transmettre.

Parce que je crois profondément que l’expérience n’a de véritable intérêt que lorsqu’elle peut servir à quelqu’un d’autre.

Finallement inconsciement je reproduis ce que mes parents et plus généralement mes encêtres ont fait. 

Pourquoi partager tout cela ?

Parce que derrière chaque projet il y a une expérience, derrière chaque matériau une histoire, derrière chaque choix une réflexion et derrière chaque métier des années d’apprentissage.

Ce magazine sera donc aussi cela: Un endroit où je pourrai vous parler de ce que je connais mais aussi de ce que je découvre, de mes projets, de mes erreurs, de mes réussites, de mes réflexions de l’architecture d’intérieur, des matériaux, de l’habitat sain, de l’environnement, de l’art de vivre.

Et parfois de choses qui, au premier regard, n’ont absolument rien à voir avec tout cela parce que c’est justement dans ces croisements que naissent souvent les meilleures idées.

Et maintenant ?

Cette première édition était probablement la plus logique à écrire. Avant de vous parler de matériaux, de rénovation, d’architecture ou d’habitat sain, il fallait commencer par vous dire qui je suis et pourquoi je fais ce que je fais.

La suite sera beaucoup plus proche de l’univers que je construis aujourd’hui: Un univers dans lequel les matériaux ont leur importance, où l’on parle de qualité de l’air, de matières naturelles, de durabilité, mais aussi de confort, de sensations et de manière de vivre.

Parce qu’un habitat sain ne se résume pas à une liste de matériaux à cocher. Il se pense dans son ensemble.